Tanzanie : le chef de l’opposition détenu sommairement

En Tanzanie, le candidat de l’opposition à la présidence, Tundu Lissu, a été brièvement détenu lundi après que la police ait empêché les partis d’opposition de tenir des manifestations indique le principal parti d’opposition, le Chadema.

Les responsables de l’opposition ont déclaré que Lissu avait été détenu et interrogé pendant plusieurs heures avec d’autres personnalités de l’opposition à propos d’un appel à la protestation contre les élections de la semaine dernière.

En effet, les principaux partis d’opposition du pays ont rejeté les résultats officiels des élections qui montrent que le président John Magufuli a remporté un second mandat avec 84 % des voix. Ils demandent une répétition du scrutin, qui, selon eux, a été entaché de nombreuses irrégularités.

Lissu a déclaré à l’agence de presse Reuters que le président du parti Chadema, Freeman Mbowe, l’ancien législateur Godbless Lema, et l’ancien maire de la municipalité d’Ubungo, Boniface Jacob, ont tous été arrêtés plus tôt lundi. Il a déclaré que les manifestations de l’opposition prévues pour lundi n’ont pas pu avoir lieu en raison des déploiements massifs de police dans les rues.

Dans un message sur Twitter lundi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que les États-Unis étaient

« Profondément préoccupés par les rapports faisant état d’irrégularités électorales, d’arrestations pour raisons politiques et de violences lors de l’élection en Tanzanie la semaine dernière ».

Mike Pompeo

Il a ajouté que Washington « examinerait les allégations d’utilisation de la force contre des civils » et a exhorté les autorités à répondre pleinement aux préoccupations concernant les irrégularités.

Par ailleurs, l’ambassadeur américain en Tanzanie, Donald Wright, a déclaré sur Twitter lundi que les rapports sur les arrestations de dirigeants de l’opposition sont « extrêmement préoccupants ».

Lundi, les partis d’opposition tanzaniens avaient appelé à des manifestations électorales à l’échelle nationale, notamment une marche vers la Commission électorale nationale à Dar es Salaam. Cependant, la police a été déployée dans chaque zone que les partis avaient désignée comme point de départ, et les foules ne se sont jamais matérialisées.

À Dar es Salaam, le commandant de la police régionale, Lazaro Mambosasa, a accusé l’opposition d’avoir planifié la violence pendant la manifestation.

Cette dernière a promis de continuer à organiser des manifestations jusqu’à la répétition des élections.

En ce moment, Magufuli prépare son investiture pour la fin de la semaine.

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