Serge Branco Nana, militant en détention obtient un accès aux soins médicaux et à sa famille

Le militant politique Serge Branco Nana purge actuellement une peine de deux ans de prison pour « mutinerie » à la prison de Mfou, dans le sud du Cameroun, après avoir été accusé d’incitation à l’émeute alors qu’il était en détention préventive en 2019. Il a maintenant été autorisé à consulter un médecin et sa famille a été autorisée à lui rendre visite en détention.

Le militant politique Serge Branco Nana purge actuellement une peine de deux ans de prison pour « mutinerie » à la prison de Mfou, dans le sud du Cameroun, après avoir été accusé d’incitation à l’émeute alors qu’il était en détention préventive en 2019. Il a maintenant été autorisé à voir un médecin et sa famille a été autorisée à lui rendre visite en détention.

Serge Branco Nana est un militant politique, membre du parti d’opposition MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) dirigé par Maurice Kamto. Suite aux élections présidentielles d’octobre 2018, le MRC a appelé à des marches pacifiques contre les allégations d’irrégularités massives au cours du processus électoral. Des centaines de manifestants ont été arrêtés le 26 janvier 2019, dont Serge Branco Nana, et envoyés à la prison de Kondengui à Yaoundé, la capitale du Cameroun. Le 22 juillet 2019, une émeute aurait éclaté dans la prison. Selon les rapports, des séparatistes armés détenus dans les régions anglophones et des membres de l’opposition auraient pris d’assaut la cour de la prison pour dénoncer la surpopulation, les retards judiciaires et les conditions déplorables. Les forces de sécurité ont ensuite pris d’assaut la prison et ont tiré des coups de feu. Une partie de la prison aurait été incendiée.

Serge Branco Nana a été accusé d’être l’un des initiateurs de la mutinerie et condamné à deux ans de prison en août 2019 pour « mutinerie ». Il a été envoyé dans une prison située à plus de 50 km de Yaoundé et loin de la région où vivent sa famille et ses proches. Il aurait été torturé au Secrétariat d’État à la défense (SED) à Yaoundé avant d’être envoyé à la prison de Mfou dans le sud du Cameroun, où il s’est plaint de douleurs à l’abdomen, au dos et aux pieds et a donc eu besoin de soins médicaux urgents. Le 1er février 2020, son frère s’est vu refuser l’accès à la prison. Serge Branco Nana a maintenant été autorisé à voir un médecin et sa famille a été autorisée à lui rendre visite en détention.

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