Nigeria : Pinnick, une figure emblématique dans la course à la présidence de la CAF

Pas un seul Nigérian n’a jamais occupé ce poste, puisque les sept présidents sont originaires du Soudan, d’Égypte, d’Éthiopie, du Cameroun et de Madagascar.

Amaju Pinnick, le président de la Fédération nigériane de football, a peut-être de nombreux défauts, mais le fait d’avoir une grande ambition n’en fait pas partie.

Originaire de Warri, l’administrateur du football a connu une ascension fulgurante, non seulement au Nigeria, mais aussi dans le domaine de la politique mondiale du football, et il s’est fixé pour objectif de devenir le huitième président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 1957. Il faut souligner qu’aucun Nigérian n’a jamais occupé le poste le plus élevé, puisque les sept présidents sont originaires du Soudan, de l’Égypte, de l’Éthiopie, du Cameroun et de Madagascar.

Pinnick est l’une des rares voix à avoir créé la force qui a permis de renverser Issa Hayatou après un règne de 29 ans qui a vu l’installation du malgache Ahmad Ahmad à la présidence de la CAF en 2017. Ahmad a nommé Pinnick comme son premier vice-président mais ils ont depuis eu une dispute publique, qui a vu les deux hommes se transformer en adversaires acharnés. Le Nigérian a donc été renvoyé de son siège à la CAF en juillet 2019, lorsque Ahmad a révélé avec ironie : « J’ai changé de cabinet ». Avec cette déclaration, les lignes de bataille ont été officiellement tracées.

La semaine dernière, il a été révélé qu’Ahmad pourrait avoir enfreint certaines règles de la FIFA, et il est très peu probable qu’il revienne en tant que président de la CAF avec des élections prévues pour mars 2021 au Maroc. Mais le temps presse pour les candidats à la présidence, qui doivent jeter leur chapeau dans le ring puisque la date limite est le 12 novembre.

Dans une interview réalisée par en octobre, M. Pinnick a révélé qu’il menait de larges consultations avant de faire son discours pour le siège de tête de la CAF, car il a également révélé qu’il ne se présentera pas pour un troisième mandat en tant que président de la NFF.

« J’ai payé ma cotisation ; que quelqu’un d’autre continue ».

M. Pinnick

Ayant payé son dû en aidant Ahmad à atteindre le poste élevé de dirigeant de la CAF, Pinnick se considérera-t-il comme un candidat pour le poste le plus élevé ? « Le Nigeria doit être un acteur mondial, non seulement sur le terrain mais aussi en dehors », a déclaré M. Pinnick, révélant pourquoi il veut se présenter à ce poste.

« Le Nigeria doit être là-haut », a répété Pinnick, en pointant vers le haut] « à la FIFA et à la CAF – nous devons jouer un rôle très important. Quand je vais à mes réunions [dans la CAF], les gens m’écoutent parce que je suis nigérian ».

Pour deux personnes qui étaient très proches ( parlant jusqu’à huit ou neuf fois par jour) et qui ont maintenant une relation si brisée qu’elles considèrent toutes deux l’autre comme un traître, Pinnick a expliqué :

« Lorsque vous continuez à donner des conseils et qu’à la fin de la journée, vos conseils ne sont pas suivis et vous en voyez maintenant les répercussions. Si je voulais être un béni-oui-oui, je serais toujours là, mais ma conscience me le permettrait-elle ? Vous voulez vivre pour la postérité – aujourd’hui, tout le monde parle de Nelson Mandela parce qu’il a vécu pour la postérité. Aujourd’hui, il est un point de référence. Que Amaju Pinnick soit un point de référence demain », a-t-il ajouté, le refrain étant peut-être « hé, nous ne l’aimons pas, mais il dit la vérité ».

M. Pinnick

Il a ensuite ajouté :

« Je suis toujours consultant mais comme je l’ai dit, le Nigeria doit être un élément important de la FIFA et de la CAF. Il y a beaucoup de spéculations sur le fait que je veux me présenter à la présidence de la CAF – je ne dirai pas non ou oui. Nous sommes en train de consulter et les consultations se déroulent très bien. Il y a une position du conseil de la FIFA, qui était le plan initial ».

M. Pinnick

Pinnick lui a également fait révéler l’accord souterrain de certains membres de la CAF pour que la présidence passe de l’Afrique francophone à l’Afrique anglophone.

« Les Arabes l’avaient, depuis 34 ans, c’est avec les francophones donc logiquement, cela devrait venir des anglophones. »

M. Pinnick

Depuis qu’Ahmad est devenu président de la CAF en 2017, il a été à couteaux tirés avec son secrétaire général et l’a licencié. Ce dernier relevait de la FIFA, de son directeur financier et de son premier vice-président.

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