Cameroun : La région du sud-ouest intensifie ses stratégies de lutte contre la cybercriminalité

Par le biais du séminaire de Buea, l’ANTIC élargit le champ d’action de la traque des cyberdélinquants.

Pour répondre à l’engagement du chef de l’État en faveur de l’émergence du Cameroun d’ici 2035 en vue d’éliminer les cas croissants de cyberdélinquance dans la région du Sud-Ouest, un séminaire opportun a été organisé par l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) dans la capitale de la région du Sud-Ouest, Buea, du 11 au 13 novembre 2020. La formation implique des participants des ministères, des conseils municipaux, de l’armée, de la police et d’autres services concernés.

Constatant que les cyberdéfaillances peuvent entraver l’émergence du Cameroun, l’ANTIC a tissé le contenu des conférences du séminaire de Buea pour responsabiliser les différents services dans la lutte contre les crimes du cyber espace. Ainsi, les participants ont été formés à l’utilisation efficace des technologies de l’information et de la communication (TIC) en mettant l’accent sur la sécurité de l’information, la protection des données personnelles, ainsi que la prévision, la gestion et la sanction des cybercrimes.

Ce séminaire a permis de développer des thèmes majeurs tels que « la cybersécurité et la cybercriminalité : le cadre juridique et réglementaire au Cameroun », « la protection des données et la certification électronique », « la protection des données avec audit de sécurité », « la sécurité de l’information », « les applications, produits et services des TIC utilisant des logiciels de bureautique (Microsoft Word, Excel et Google, inclusivement, et la « protection des données personnelles et de la vie privée en ligne »).

Les innovations numériques ont la capacité d’aider le Cameroun à surmonter nombre de ses défis de développement, a expliqué le professeur Ebot Ebot Enaw, directeur général de l’ANTIC, en ouvrant le séminaire de Buea le 11 novembre dernier, en 2020. Il a poursuivi en affirmant que le gouvernement avait pris un certain nombre de mesures pour sécuriser et sauvegarder le cyberespace camerounais, dont la première est la mise en place d’un cadre juridique en décembre 2010. La loi brille comme un outil pour renforcer la confiance dans les transactions en ligne, uniformiser les règles du jeu et préparer le terrain pour traquer et condamner les cybercriminels, ont corroboré d’autres experts.

De même, les responsables du séminaire de Buea ont révélé que les cas de cyber-fraude galopaient dans la région du Sud-Ouest avec quelque 408 rapports de malversations de la part d’opérateurs téléphoniques et 59 suspects déjà identifiés au cours des deux ans de présence de l’ANTIC dans la région. Il est certain que les cyber-voleurs ne feront peut-être pas carrière dans la région du Sud-Ouest car ils seront traqués jusqu’à leur dernière retraite.

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