Cameroun : Des juristes de renom à New York déposent une plainte auprès de l’ONU concernant un journaliste emprisonné

Fondée par l’avocate Amal Clooney et son mari George Clooney, star de cinéma, la fondation s’engage auprès des Nations Unies pour le cas du journaliste indépendant Paul Chouta, maintenu en détention préventive depuis 18 mois.

Debevoise & Plimpton LLP, le plus grand cabinet d’avocats de New York qui représente la Fondation Clooney pour la justice, a annoncé qu’il porterait l’affaire devant le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire.

Chouta a été arrêté en mai 2019 pour publication de matériel diffamatoire et de fausses nouvelles. Selon Debevoise & Plimpton, son procès a depuis été ajourné 16 fois pour diverses raisons.

« M. Chouta a déjà été détenu pendant plus de la moitié de la durée totale qu’il passerait en prison s’il était reconnu coupable de toutes ses accusations ».

Déclare le cabinet.

Pour sa part, la Fondation Clooney souhaite que les charges retenues contre M. Chouta – un critique du gouvernement du président Paul Biya – soient abandonnées, ou qu’il soit libéré immédiatement en attendant son procès.

Cette affaire est soumise à une procédure établie par l’ONU, le principal bureau des Nations unies chargé de cette question, qui l’habilite à soulever la question de la détention de Chouta auprès du gouvernement camerounais par la voie diplomatique, et à recommander au gouvernement de prendre des mesures après avoir enquêté sur l’affaire.

Debevoise & Plimpton a déclaré qu’elle agissait dans le cadre de l’initiative TrialWatch de la Fondation Clooney, qui suit les procès de journalistes, de femmes, de personnes LGBTQ, de minorités et de défenseurs des droits de l’homme.

Elle a déclaré que son dépôt auprès du groupe de travail des Nations unies soutenait que la détention préventive prolongée de M. Chouta est arbitraire en vertu du droit international des droits de l’homme parce que :

  • Le recours à la détention préventive en relation avec le discours de M. Chouta est disproportionné et inutile ;
  • la privation de sa liberté viole son droit à la liberté d’expression ;
  • les normes procédurales régissant la détention préventive et le droit à un procès équitable n’ont pas été respectées.

Selon Stephen Townley, directeur du programme TrialWatch,

« Il n’y a aucune raison que M. Chouta ait été en détention préventive pendant un jour, et encore moins pendant près d’un an et demi ». Nous appelons le groupe de travail à prendre des mesures urgentes ».

Stephen Townley

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