Cameroun : des enfants tués lors d’une attaque dans une école

Des assaillants prennent d’assaut une école privée dans la ville de Kumba, dans la région du sud-ouest, tuant au moins quatre élèves.

Selon les autorités, des assaillants ont ouvert le feu sur une école privée dans la région du sud-ouest du Cameroun, tuant au moins dix enfants.

Les assaillants inconnus ont pris d’assaut l’école Mother Francisca dans la ville de Kumba samedi. Il n’y a pas eu de revendication immédiate de responsabilité.

« Ils ont attaqué vers midi. Ils ont trouvé les enfants dans une classe et ont ouvert le feu sur eux ».

A déclaré le sous-préfet de Kumba, Ali Anougou

Au moins neuf autres élèves ont été blessés et envoyés à l’hôpital. On craignait que le nombre de morts n’augmente.

Toujours selon les informations fournies par la presse, Ali Anougou a accusé les séparatistes qui ont combattu l’armée dans certaines régions de l’ouest du Cameroun d’être responsables de l’attaque.

Les deux régions anglophones du Cameroun – le Nord-Ouest et le Sud-Ouest – abritent une grande minorité d’anglophones dans un pays où les francophones sont très majoritaires – une situation qui est l’héritage de la décolonisation de l’Afrique de l’Ouest par la France et la Grande-Bretagne il y a plus de 60 ans.

Vers la fin de 2016, les plaintes de longue date concernant la discrimination politique et économique exercée par le gouvernement central à l’encontre des anglophones se sont répandues lorsque des avocats, des étudiants et des enseignants ont commencé à réclamer des réformes.

La réponse meurtrière du gouvernement aux protestations a incité les rebelles à déclarer en 2017 l’indépendance d’une région qu’ils appellent « Ambazonia », ce qui a déclenché une répression plus sévère de la part des autorités.

Par la suite, les deux parties ont été accusées d’avoir commis des atrocités dans un conflit qui a fait quelque 3 000 morts et forcé des centaines de milliers de personnes à quitter leur foyer.

En guise de protestation contre le gouvernement du président Paul Biya, les sécessionnistes anglophones ont imposé des couvre-feux et fermé des écoles.

Ainsi, l’année dernière, les fonctionnaires ont accusé les séparatistes d’avoir enlevé des dizaines d’écoliers, accusations que les séparatistes ont démenties.

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