Appel à l’action au Cameroun : le gouvernement camerounais condamne les attaques contre les jeunes

À ce jour, plusieurs personnes ont été kidnappées, blessées et tuées par des hommes armés dans les deux régions anglophones du pays

Ce mercredi, le gouvernement camerounais a condamné les récentes attaques des rebelles séparatistes contre des écoles dans les deux régions anglophones du pays.

Des attaques ont eu lieu les 2 et 4 novembre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans les villes de Bamenda, Kumbo et Limbe, indique le ministre des communications René Emmanuel Sadi.

Le ministre Sadi s’est adressé à l’ensemble de la communauté éducative en général, ainsi qu’aux étudiants, aux enseignants et aux parents, en déclarant que les victimes des attaques terroristes ont le soutien du président Paul Biya.

Dans la région du nord-ouest, des séparatistes à moto ont ouvert le feu sur le Longla Comprehensive College dans la ville de Bamenda.

À Kumbo, dans la région du nord-ouest, ils ont attaqué l’école maternelle et primaire presbytérienne et ont enlevé six enseignants et dix élèves. Les dix élèves ont été libérés par les forces de sécurité mais les enseignants sont toujours aux mains des rebelles.

La presse locale a rapporté ce mercredi qu’un groupe d’hommes armés, munis de machettes et de fusils, a fait irruption dans une école de la ville côtière de Limbe, dans la région du Sud-Ouest.

Cela a créé une vague de panique parmi les élèves et les enseignants ainsi que les parents vivant dans les environs qui sont venus à la rescousse de leurs enfants.

« Le gouvernement de la République condamne avec la plus grande fermeté ces actes odieux et lâches commis contre des jeunes innocents et leurs formateurs dans le but de dissuader les parents d’envoyer leurs enfants à l’école et de créer une psychose au sein de la communauté éducative. »

Le ministre des communications René Emmanuel Sadi.

Depuis 2017, ce pays d’Afrique centrale est marqué par des manifestations et des violences, les habitants des régions anglophones affirmant avoir été marginalisés pendant des décennies par le gouvernement central et la majorité francophone.

Ces trois dernières années, la violence dans les régions anglophones a fait environ 3 000 morts et provoqué le déplacement de plus de 730 000 civils, selon Human Rights Watch.

En juin, le Conseil norvégien pour les réfugiés a déclaré que pour la deuxième année consécutive, le Cameroun était en tête de sa liste annuelle des crises de déplacement les plus négligées au monde en 2019.

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