Angleterre – États-Unis : Extradition du fondateur de WikiLeaks prévue pour 2021

Dans un communiqué, la justice britannique statuera sur la question de l’extradition du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, vers les États-Unis pour y être inculpé, notamment d’espionnage, le 4 janvier prochain.

Cette décision a été annoncée par la juge Vanessa Baraitser au Old Bailey Court de Londres, au bout de près de quatre semaines d’audience. Le gouvernement américain réclame l’extradition de Julian Assange, né en Australie, pour 17 chefs d’accusation d’espionnage et un autre pour usage abusif d’ordinateurs, dans le cadre de la publication en 2010 et 2011 par Wikileaks de milliers de câbles américains confidentiels, principalement liés aux guerres en Afghanistan et en Irak.

De plus, un groupe de manifestants s’est rassemblé devant le tribunal pour soutenir Assange. Une fois le tribunal ajourné, Stella Moris, la fiancée d’Assange et la mère de ses deux jeunes enfants, a demandé sa libération.


« Julian est un éditeur, Julian est aussi un fils, c’est un ami. C’est mon fiancé et un père. Nos enfants ont besoin de leur père, Julian a besoin de sa liberté, et notre démocratie a besoin d’une presse libre. Merci ».

Propos de Stella Moris

Pour Kristinn Hrafnsson, rédactrice en chef de Wikileaks, l’extradition signifierait « l’obscurité pour nous tous ».

« Après toutes ces quatre semaines, nous ne devrions pas douter qu’une seule chose doit se produire à l’issue de ces procédures. Si Julian Assange est extradé, cela signifiera l’obscurité pour nous tous. Cela ne peut pas arriver. Nous devons prendre position. Il ne peut y avoir qu’une seule issue : pas d’extradition ».

Déclaration de Mme Hrafnsson

Contrairement à la demande d’extradition américaine, les avocats d’Assange affirment que les accusations étaient politiquement motivées et que sa santé mentale est en danger. Ils soutiennent que les conditions de détention américaines violent les lois britanniques sur les droits de l’homme, ajoutant qu’Assange et ses avocats ont été surveillés alors qu’il se trouvait à l’ambassade équatorienne à Londres.

Aux dires des avocats représentant les États-Unis, bon nombre de ces arguments concernaient des questions à traiter lors d’un procès et n’avaient aucune incidence sur l’extradition.

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